\inside the fix.

Ecrire pour rester normal


Eheh, comprendra qui voudra, dans quel sens le comprendre?, ça m'amusait sincèrement beaucoup d'écrire l'article précédent.
J'ai découvert que j'aimais une nouvelle odeur aujourd'hui. C'est étrange, arf non, je vous vois venir, n'imaginez pas que j'écris la suite dans le pur style d'un poète emo faussement dépressif, merde, je suis pas comme ça; donc voilà, j'aime l'odeur d'un poison (aucune Métaphore-Evanescence là-dedans). Waip, un pesticide contre je ne sais quoi, bourré de phosphore, mais qui possède un de ces parfums ! La première chose à laquelle j'ai pensé avant que le mal ne s'empare de mon crâne (mais quelles senteurs!), c'était à une immense corbeille de fruits, comme si j'avais été renversé par un camion de cageots exotiques et traîné jusqu'à l'entrepôt où les caisses sont ouvertes pour la première fois. Oui, un cimetière végétal, un wok de viande hâchée mêlée au meilleur accompagnement qui soit; Dieu me pardonne, mais il faisait pâle figure à côté, ce gros naze.
A propos, ou pas, non, peut-être pas, de Dieu, j'ai lu En Attendant Godot ce matin. Eh bien, si je n'en avais pas, je crois que j'ai trouvé ma pièce fétiche, celle que je lirai encore et encore jusqu'à l'improbable épuisement, je la lirai pour en puiser le maximum, mais en même temps pas trop tu vois, l'équilibre parfait pour ne pas non plus me dégoûter de la pièce, parce que ce serait fort dommage. J'avoue, c'est peut-être stupide mais même si je n'aime d'ordinaire pas ça, c'est une pièce que je jouerais volontiers. Arf oui, parce que c'est exquis, les situations répétées, les répliques absurdes et parfois cinglantes donc vraiment drôles; par moments, je me suis très bien vu dire ce que dit Estragon, comme j'imaginais parfaitement Pozzo, Lucky, Vladimir par moments, moi me tenant devant l'arbre avec une ceinture à la main (mais non, merde ! Arrêtez ça, et arrêtez d'écouter evanescence !). Je crois que si on me le propose un jour, j'aurais une certaine hésitation avant de refuser.
Restons sur le sujet, j'ai débuté Caligula tout à l'heure, rah, si ça continue, je vais trouver ma deuxième pièce favorite, c'en est rageant de facilité. Mais ce Camus ! J'aime ses répliques richissimes et foutrement drôles, du moins à mon goût (=>euh, ce ne doit pas être tout à fait ça: "L'Empire, c'est nous. Et l'Empire a faim; allons déjeuner."). Si je n'avais pas autant commencé The Undead, j'écrirais chez les dramaturges. (alors tant pis, The Undead 2: Voyage en Agartha ou les Tribulations d'un Soldat de l'Empire enseveli de son Vivant sera une pièce de théâtre.)
Bien. J'ai encore envie de regarder Fight Club ce soir. Allons savoir pourquoi. Que dire de plus ? Oh, le titre. Eh bien, si je dis ça c'est

Vos commentaires

1 Le Jeudi 8 Novembre 2007 à 14:37 GMT+2, par etlamarmotte

J'ai lu en attendant Godot en première mais je ne sais pas si j'ai aimé... Enfait je crois que je n'ai pas compris ce que Beckett a écrit

2 Le Samedi 17 Novembre 2007 à 11:47 GMT+2, par Lili

Pour les odeurs, je suis entrain de lire "PARFUM" et je me demande bien comment ils ont reproduit ça en faisant le film ?

Ton empire est beau, ne t'en fais pas !

Lili.

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