Journal d'éphéméride
Je me réveille ce matin, à 7h, après un étrange ramassage onirique de couteaux et de peluches en plastique dans le jardin immense que ne possède pas mon frère. Parce que replonger m'est impossible, je lis la moitié d'Hamlet. Et j'aime diablement ça. Ca sent le sang, la boucherie approche tandis que le Roi se revoit dans l'histoire de Gonzague et Baptista. Les tripes de la vengeance vont bientôt voir le jour sous la rosée azur de cette montagne au loin; une vraie Hamlet aux lardons, ahahah AHAHAHAHAH !!!§§§§§§§§
N'entendant plus aucun bruit en bas, je me lève pour déjeuner. En descendant les escaliers, mon cerveau me bombarde dix fois, exactement dix fois la même question: "Es-tu heureux?". J'emmerde ma semi-conscience matinale autant d'instants que nécessaire puis je me lance dans une longue journée à la suite de mes parents.
Mon genou me fait mal. Dehors, ma chienne me voit de loin et vient à ma rencontre en courant. Ca me fait diablement plaisir au point de m'oublier moi-même, d'oublier ce téléphone qui ne sonne jamais et ce facteur qui ne vient pas.
Je m'autorise quelques brefs instants d'écriture pendant la journée, valse entre The Undead, ASN et Ultimate Work 4 my Couz1.doc, ma priorité du moment qui avance plutôt bien et dont le résultat commence à dépasser mes maigres espérances du départ. Je dis 'valse entre The Undead', mais en vérité j'avance vraiment pas sur la chapitre 6, j'écris un peu n'importe quoi sans me soucier de l'ordre des chapitres. Je me fais plaisir, quoi. Je suis crevé, je plume peu. Et mon appareil photo est revenu. Douce joie que de photographier n'importe quoi en riant (vraiment merci, Lily).
Mais je passe à la véritable éphéméride de la journée, celle qui m'a donné envie de venir ici et de vous raconter tout ça. Il y a de ça quelques jours, Patient NC Chat est revenu me voir. Tous les soirs depuis son retour, le sujet d'étude m'a réclamé du lait, voyant que parfois j'en avais dans les mains. La mademoiselle a semble-t-il perdu son entière progéniture il y a quelque temps, alors j'essaye de lui apporter un réconfort calciumique. Et ce soir, en passant devant lui, il m'a crié, puis il a fait une grâcieuse roulade à mes pieds, avec ces yeux de satisfaction et de contentement caractéristiques des chats ravis de leur état actuel.
Et ça, ça fait foutrement du bien.
Par Fix, Lundi 29 Octobre 2007 à 19:52 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)





